12 août 1970 — Henri Patrelle, premier président.



Scission Paris SG / Paris FC.
























































































Nasser Al-Khelaïfi président.

















































Identité
L'identité du Paris Saint-Germain ne repose pas sur un seul symbole, mais sur un triptyque visuel, territorial et émotionnel : son logo, son maillot et son stade.
Un logo.
À la fin des années 1960, le football parisien traverse une période de fragilité. Le Stade Français descend en deuxième division, tout comme le Racing Club de France quelques années auparavant.
Dans l'élite, Paris ne compte alors plus de représentant direct. Seul le Red Star FC subsiste, mais son image est davantage associée à la banlieue nord qu'à la capitale elle-même.
Face à cette situation, la Fédération Française de Football initie, le 1er août 1969, la création d'un nouveau club destiné à redonner à Paris une place au plus haut niveau. Ce projet prend le nom de « Paris Football Club ».
Le Paris Saint-Germain naît officiellement le 12 août 1970 de la fusion entre le Paris Football Club et le Stade Saint-Germain, club amateur fondé en 1904 et récemment promu en deuxième division. Cette union marque le point de départ de l'identité du club, à la fois parisienne et enracinée à Saint-Germain-en-Laye.
L'identité visuelle du Paris Saint-Germain repose sur une combinaison de symboles forts, directement liés à l'histoire de Paris et de Saint-Germain-en-Laye.
La Tour Eiffel est l'emblème le plus reconnaissable de la capitale. Construite pour l'Exposition universelle de 1889 par Gustave Eiffel, elle célèbre le centenaire de la Révolution française et incarne le rayonnement de Paris.
Le berceau et la fleur de lys renvoient à Saint-Germain-en-Laye. La fleur de lys symbolise la royauté, notamment sous Louis XIV, tandis que le berceau évoque sa naissance dans cette ville royale située à 17 kilomètres à l'ouest de Paris.
Le blanc est historiquement associé à la royauté française et à Saint-Germain-en-Laye. Il trouve son origine dans l'adoption, au XVIe siècle, de l'écharpe blanche par Henri IV comme signe distinctif des armées royales.
Le bleu et le rouge représentent quant à eux la ville de Paris. Dès 1190, Philippe Auguste attribue à la capitale des armoiries composées d'un bateau d'argent sur fond rouge, surmonté de fleurs de lys dorées sur fond bleu.
Le rouge est lié à l'oriflamme de l'abbaye de Saint-Denis, bannière royale portée en temps de guerre, et symbolise le sang du martyr. Le bleu, choisi pour représenter la Vierge Marie, est un pigment historiquement rare et précieux, utilisé dans l'art religieux pour représenter les figures les plus sacrées.
L'association officielle du bleu et du rouge à Paris remonte notamment à 1358, lorsque Étienne Marcel fait porter à ses partisans des chaperons mi-rouges, mi-bleus, en opposition au pouvoir royal.
Un maillot.
Cette composition graphique, centrée autour d'une bande rouge encadrée de blanc sur fond bleu, dépasse le simple cadre esthétique : elle incarne l'identité même du Paris Saint-Germain.
Ce design apparaît au début des années 1970, dans un contexte où le club cherche à affirmer une identité forte après sa création. Il est introduit en 1973 sous l'impulsion du créateur de mode Daniel Hechter, alors président du club.
Son approche repose sur une volonté claire : créer un maillot immédiatement identifiable, élégant et profondément ancré dans les codes de Paris. Le bleu, couleur dominante, renvoie à la capitale. Le rouge, placé au centre, structure visuellement le maillot et renforce son impact. Les liserés blancs viennent encadrer cette bande centrale et apportent équilibre et contraste.
Au-delà de son esthétique, le maillot BBRBB s'inscrit dans une logique symbolique. Le bleu et le rouge sont historiquement les couleurs de Paris, tandis que le blanc évoque à la fois la royauté française et la ville de Saint-Germain-en-Laye, berceau historique du club.
Un stade.
Le Parc des Princes est un lieu profondément inscrit dans l'histoire de Paris, dont l'évolution reflète les transformations urbaines de la capitale.
Avant 1855, cet espace correspond à une vaste zone boisée issue de la forêt de Rouvray, un territoire naturel et giboyeux situé aux portes de la ville. Avec les grands travaux menés sous Georges-Eugène Haussmann au milieu du XIXe siècle, le secteur est profondément remodelé. Le Bois de Boulogne est aménagé et de nouvelles voies structurent progressivement cet espace.
En 1897, un premier vélodrome est inauguré sur le site, marquant le début de sa vocation sportive. Pensé à l'origine pour le cyclisme, il accueille rapidement d'autres disciplines : rugby, football, courses motocyclistes, hockey sur glace. En 1938, il est également le théâtre du premier match de football américain disputé en France.
Le stade connaît une transformation majeure en 1932, avec une rénovation qui porte sa capacité à 40 000 spectateurs. Durant cette période, il devient un lieu central du sport français, notamment en accueillant l'arrivée du Tour de France jusqu'en 1967.
Le Parc des Princes entre dans une nouvelle ère au début des années 1970 avec la construction d'une enceinte moderne conçue par l'architecte Roger Taillibert. Inauguré en 1972, ce stade se distingue par des choix architecturaux innovants, notamment un éclairage intégré à la toiture et une proximité forte avec le terrain, aucun spectateur n'étant situé à plus de 45 mètres d'une ligne de touche.
Le stade accueille également des événements majeurs du football européen, dont la première finale de la Coupe d'Europe des clubs champions 1956, disputée le 13 juin 1956 entre le Real Madrid et le Stade de Reims, remportée par le club espagnol (4-3).
Le Paris Saint-Germain joue pour la première fois au Parc des Princes le 10 novembre 1973, lors d'un match de deuxième division face au Red Star FC. Le club devient officiellement résident du stade en juillet 1974.